sed-non-satiata

Journal d'une faim sans fin

Jeudi 30 avril 2009 à 17:12

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A 22 ans aujourd'hui, je peux affirmer avoir aimé deux hommes, dont l'un continue à me faire souffrir, la blessure étant d'autant plus profonde que je ne me résous pas à considérer l'histoire comme terminée, et que celle-ci se prolonge par une pseudo-liaison malsaine. J'ai en effet l'impression d'avoir eu deux « premier amour » : une histoire où l'amour est resté à l'état de ferment, d'embryon, et une seconde où, se concrétisant et éclatant en moi avec fracas, la passion ressentie n'a eu d'égale que la souffrance occasionnée par la rupture... Je pense donc ici que cette dernière peut-être considérée comme ma vraie première fois, tandis que je rangerais la première aux rangs des innocentes amours adolescentes.

En effet, ainsi que l'affirme Villiers de l'Isle-Adam, « Un premier amour jette dans le coeur de profondes racines qui étouffent jusqu'aux germes des sentiments antérieurs ». Je commencerais néanmoins par cet amour antérieur, qui je pense a été et sera un élément déterminant de toutes mes histoires futures.

Je suis tombée amoureuse pour la première fois à 17 ans, d'un garçon de 20 ans qui -comme cela arrive si souvent dans ces histoires d'amour certes pures et pleines de candeur pour la jeune fille que j'étais, mais à sens unique - n'était guère avec moi que pour se désennuyer, et ne me donnait pas l'affection que j'attendais alors. Il me quitta au bout de deux mois, me laissant seule face à des sentiments naissants, qui ne cessèrent alors de croître, ses réapparitions épisodiques les cristallisant alors qu'une absence totale aurait sans doute permis de les anéantir rapidement . Notre histoire reprit deux ans plus tard – j'avais alors 19 ans -, exactement sur le même schéma qu'auparavant : il s'ennuyait,et j'étais en quelque sorte à disposition pour le distraire. Avec cependant la différence que cette fois-ci, étant entre temps restés amis, nous nous connaissions mieux, et les choses allèrent beaucoup plus vite qu'auparavant. Je me refusai néanmoins à lui accorder ce qu'il souhaitait, tout simplement par peur de l'inconnu, et également parce que j'attendais de sa part un signe d'amour qui ne venait pas. Je l'aimais, passionnément et douloureusement, mais mon amour-propre refusait de lui donner une partie de moi que son indifférence à mon égard ne « méritait pas ». Une fois de plus, il mit fin à la relation au bout de deux mois, m'annonçant avec un détachement et une nonchalance inouïes qu'il « n'avait plus envie » de sortir avec moi. Point à la ligne. Une semaine plus tard, il débutait une relation avec une fille qui, selon ses dires, était celle qu'il attendait, l'unique, « la bonne ».
Je sombrai alors dans une affliction sans nom, mes nuits se peuplaient de cauchemars dans lesquels je le voyais faire l'amour avec elle, la tenir dans ses bras, l'embrasser. L'image de sa bouche touchant sa bouche, leurs corps s'entremêlant, me hantait jusqu'à la nausée, me déchirait, me poignardait le cœur. Je noircissais alors des pages et des pages de journal intime, criant ma détresse et le manque cruel que soulevait son absence, affirmant au travers des mots qui aujourd'hui me paraissent bien emphatiques, que je n'aimerais plus jamais, que mon coeur serait dès lors incapable de ressentir une quelconque passion avec la même intensité; enfin que j'étais condamnée à vivre dans le souvenir éternellement déchirant de cet amour perdu. Ce garçon est resté mon ami, preuve que la rancune n'est pas un de mes défauts... En effet, je me résous rarement à mettre fin à une relation, si douloureuse fut-elle, préférant transformer un amour impossible en amitié. Cependant, celle-ci n'avait de tel que la forme que prenait nos relations: il s'agissait de fait d'une amitié artificielle dont, je pense, il n'était pas dupe, car lourde d'espoir et de passion contenue de mon côté.

De fait, durant les deux ans de séparation, chaque nouvelle soirée ou sortie avec lui était pour moi un nouvel espoir de recommencement : j'espérais qu'il constaterait alors en moi un changement et que, tel une révélation, ses yeux se dessilleraient soudain, réalisant que j'étais la femme qu'il attendait. Que d'espérances naïves je nourrissais alors ! Fervente, depuis mon enfance, de récits romanesques où la passion, bien que retardée dans sa prise de conscience, finissait toujours par éclater aux yeux des personnages, j'étais une Emma Bovary en attente de son Rodolphe, une Elizabeth Bennet à la recherche d'un Mr. Darcy dont l'apparence distante et arrogante dissimulait en fait une réelle inclinaison à la passion. Il s'agit là d'un fantasme qui ne m'a jamais quitté : celui, tel un défi à relever, d'être aimée par un homme qui, sous des allures d'indifférence et de hauteur, se livrerait alors corps et âme à moi. Je suis une incorrigible romantique, insatiablement en quête d'un homme aimant dont l'enthousiasme serait enfoui sous un bloc d'impassibilité. Ce désir avide d'obtenir la reconnaissance d'un homme indifférent est sans doute à l'origine de l'échec de la plupart de mes relations amoureuses, car force est de constater que j'ai toujours mis fin assez rapidement à celles où l'on commençait à s'attacher un peu trop à moi. Etait-ce par réelle désaffection de ma part ? Ou par peur des proportions que la relation pouvait prendre dans ma vie? Crainte de l'envahissement, de l'emprisonnement ? Je ne sais guère, étant encore à cet instant-même amoureuse d'un homme qui me rejette désormais, et dont le souvenir, je pourrais presque l'affirmer, restera gravé dans ma mémoire comme celui de mon premier amour.... Histoire à suivre dans un de mes futurs articles ...

Publié par agathe

Mardi 28 avril 2009 à 20:48

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La boulimie prend ses sources dans une épouvantable angoisse du vide, un manque existentiel, une sensation de vague inaccomplissement personnel qui ne semble se combler que dans une orgie de nourriture. Vous ne savez plus si le bourreau qui vous crie famine est votre Ventre ou votre Cœur, et cédez à l'impulsion de remplir le premier pour contenter le second. Se sentir Vide, creux, inessentiel face au monde qui nous entoure et qui se trouve, pour sa part, être empli de significations qui nous demeurent étrangères, de défis que nous nous sentons incapables de relever.

Dans ces moments, nous ne sommes plus qu'un trou noir autour duquel gravitent craintes, regrets et insatisfactions, de multitudes d'angoisses aussitôt aspirées dans une frénésie d'absorption compulsive. Les plus déterminées à ne pas sombrer restent suspendues au bord du gouffre de l'Envie quelques instants, voire de longues minutes, dans une tension paroxystique, déchirées entre une anxiété creusant d'autant plus profondément le Manque, et le délice de céder aux flots de l'avidité, de combler l'insupportable néant de leur âme.

Cependant, - et là est bien toute la tragédie de cette maladie, qui la différencie de la faim réelle, et en un sens de la gourmandise – la boulimie nous condamne à remplir sans cesse ce tonneau des Danaïdes que constitue notre vide intérieur, et qui n'a que faire de substances matérielles. En effet, si la nourriture se pose l'espace d'un instant comme un élément solide nous permettant de nous sentir lourdes d'existence et de substance, elle se dissout bien promptement dans une insatisfaction de nous-mêmes renaissant éternellement de ses cendres. Conscientes de notre déraison, nous rejetons donc avec dégoût les ersatzs affectifs que, la minute précédente nous dévorions, avec la même répulsion que nous ressentons vis-à-vis de nous-mêmes et de notre incapacité à agir dans le monde réel. Et le lendemain, nous recommençons. Nous recommencerons encore et encore, malgré les promesses et les bonnes résolutions prises après la bataille, aussi longtemps que le vide existentiel et affectif au fond de notre âme n'aura été comblé. La boulimie, faisant d'un abîme et d'un manque à combler le point cardinal de notre vie, fait de nous des jeunes femmes infiniment confuses, troublées, dans une perpétuelle quête de Sens à donner à notre existence. Le Silence ou le Cri ? Le Vide ou l'Absorption sans fin? Telles sont les contradictions au sein desquelles se meut notre âme, toujours à la frontière de notre Etre et du Monde extérieur, qui exerce sur elle le pouvoir hégémonique d'un amant à la fois craint et désiré. Mon regard, me dit-on souvent, est à la fois triste et enflammé, brûlant de toutes ces angoisses qui, gravitant autour de mon âme telles des particules de désespoir, illuminent mes yeux d'une noire mélancolie.

Sur ce, je clos cet article sur les premiers vers du poème de Nerval « El Desdichado », que j'apprécie énormément. Il s'agit du cri du manque et de l'absence érigés en absolus inaccessibles, plongeant le poète dans un désespoir extrême. Le Désir, pourtant omniprésent, se consume lui-même dans la fureur d'une impossible concrétisation.

 

Je suis le ténébreux, - le veuf, - l'inconsolé,
Le prince d'Aquitaine à la tour abolie
Ma seule étoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le soleil noir de la Mélancolie.


Publié par agathe

Lundi 27 avril 2009 à 18:46

Le début de la spirale infernale : le tourbillon de l'anorexie

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Pour me décrire en quelques mots, je m'appelle Agathe, j'ai 21 ans, et voilà 3 ans déjà que j'ai sombré dans la spirale des TCA (Troubles du Comportement Alimentaire), commençant tout d'abord par être anorexique restrictive, puis passant par une période d'anorexie-boulimie, pour finalement aboutir aujourd'hui à la boulimie à plein temps. Ce processus, lent et progressif, ne m'est tout d'abord pas apparu comme le signe d'une maladie quelconque, et je clame haut et fort que l'anorexie et la boulimie ne sont nullement des choix volontaires de la part de jeunes écervelées capricieuses, mais découlent d'un faisceau de causes inconscientes qui, s'enchainant et s'imbriquant peu à peu, nous enferrent peu à peu dans la maladie.


Tout a commencé à 15 ans, quand ma mère – pour une raison que j'ignore encore – a décidé de me retirer de chez ma tante, chez qui je vivais depuis l'âge de 2 ans, afin de retourner vivre chez elle. J'acceptai avec bonne grâce, car, de plus en plus en désaccord avec elle, l'adolescente que j'étais vit ce déménagement comme une déclaration d'indépendance, la conquête d'une liberté que je sentais bridée par une éducation ressentie comme comme trop autoritaire.

 

Cependant, nos caractères, très nerveux et impulsifs, n'étaient pas fait pour cohabiter. Ma mère, habituée depuis une quinzaine d'années à vivre seule et à n'avoir à sa charge que sa propre personne, fut irritée de constater qu'avoir un enfant à charge occasionnait des dépenses supplémentaires, ne serait-ce que pour la nourriture et les vêtements. Obtenir un peu d'argent de poche devint alors une lutte dans laquelle je m'engageais sans réelle conviction, tous nos débats se terminant par un sempiternel : « Demande à ton père, il est plein aux as. Ou à ta tante, elle a un salaire 3 fois supérieur au mien ».Que ce soit pour acheter un tube de dentifrice ou une paire de chaussures, nulle possibilité d'obtenir d'elle quoi que ce soit. Ce fut à cette période que je réalisai toute l'ampleur de l'avarice de ma mère, moi qui, durant mon enfance, avait toujours connu la largesse et la gentillesse de ma tante. Je ne voudrais pas que l'on pense, à ce point du récit, que mon dessein est de prendre ma revanche sur elle, dans une volonté d'acharnement gratuit visant à lui faire porter l'entière responsabilité de mes problèmes actuels. Mais les faits que je relate sont malheureusement constatés par une bonne partie de la famille proche, qui déplore aujourd'hui encore son manque de compassion vis-à-vis d'autrui.

A cette période, ma mère, du statut de « bonne copine complice » qu'elle avait toujours eu dans mon esprit, m'apparut de façon fulgurante dans tout son égoïsme, son avarice financière répondant à une avarice affective à laquelle je ne me suis toujours pas habituée. En effet, même si je ne l'avoue qu'avec la gorge serrée et un semblant de honte dans la voix, je réalise qu'une grande partie de mon enfance a été consacrée à la recherche de l'amour d'une mère indifférente et peu démonstrative, qui cristallisait toute son attention sur ses propres désirs, ressassant continuellement ses échecs passés dans une spirale névrotique sans fond, aveugle à la demande d'amour que je devais alors lui exprimer.

Quand je vins vivre chez elle, elle me fit porter la responsabilité de sa dépression, m'accusant de ne pas la soutenir dans son enfer, et de me moquer éperdument de sa détresse. Avec du recul, il est vrai que je ne me souciais guère de son état d'esprit, la considérant, sans doute comme beaucoup d'enfants, comme une personne forte et inébranlable, capable de se sortir de toutes les situations sans recourir à l'aide de quiconque.

 

Ma mère a toujours été une belle femme, filiforme, aux traits du visage très fins, gardant une taille de guêpe malgré ses excès avoués en sucreries et en chocolat. Elle faisait néanmoins très attention à son alimentation, compensant son « penchant sucré » par une diète assez restrictive durant les repas, n'hésitant pas à en sauter si elle avait trop manger auparavant. Elle voulut me faire profiter de ses connaissances diététiques, souhaitant les appliquer à mon alimentation, ce que je refusai alors catégoriquement. De fait, à l'âge où, adolescente, mon corps commençait à se transformer, elle commença à voir d'un mauvais œil mon bon appétit, me répétant à chaque bouchée d'arrêter de m'empiffrer , car j'accumulais alors des graisses qu'il me serait par la suite impossible de perdre. « Tu as encore grossi » ou « Tu reprends encore du pain, avec les fesses que tu as ?! » étaient des phrases quotidiennes, banales, contre lesquelles je m'insurgeais, et que je rejetais violemment en croquant avec énergie dans ma tartine beurrée. Je finis par ne plus prendre mes repas avec elle, emportant mon plateau-télé dans ma chambre, et finissant les repas en mangeant compulsivement les petits gâteaux offerts par mon père que j'avais dissimulés dans mon placard.

 

Je restai ainsi un an et demi chez ma mère, et, après un énième conflit, décidai un soir d'aller vivre chez mon père. Je fis mes bagages et ne la revis pas pendant environ dix mois. Durant cette période, aucune de nous deux ne fit le moindre pas vers l'autre, n'engagea le moindre geste de réconciliation. Elle ne me demanda pas de revenir, et je n'en avais de toutes façons nullement envie, considérant ma décision comme irrévocable.


A mon arrivée chez mon père, j'entrepris un régime, avec au départ comme objectif de perdre 3 petits kilos (je pesais alors 55 kgs). Toutefois, ma fièvre d'amaigrissement ne s'arrêta pas à cette limite, et je passai allègrement sous la barre des 50 kgs, puis des 45 kgs, et un an plus tard, je pesai 40 kgs. Voir l'aiguille de la balance descendre de plus en plus me grisais, me donnais une impression de contrôle et de puissance. J'exhibais fièrement aux yeux de tous ce corps que je voyais tout à fait normal car dépourvu de graisse : je me sentais pure, n'étais qu'un esprit qui n'avais plus à se soucier du bas corporel. Cependant, de façon paradoxale, tout en reniant le culte des apparences et en revendiquant une existence purement spirituelle, j'usais de mon corps comme signal de ma détresse intérieure, et en faisait un instrument de ma quête identitaire. Mon attitude ne tendait qu'à leur dire: « J'existe autrement que par mon corps, j'ai une faculté de jugement et peut décider de ma vie ! » , au moment même où, au paroxysme de ma perte de contrôle, je ne maîtrisais plus mon amaigrissement et m'enfermais dans des pensées négatives parasites et hégémoniques. L'anorexie mentale, maladie que nul n'avait soupçonnée dans mon entourage, fut diagnostiquée lors d'une visite de contrôle par le médecin de l'université.

Mon père accepta le diagnostic avec peine et compassion, faisant tout ce qui était en son possible pour m'aider à me sortir de cet engrenage, tandis que ma mère, qui avait appris la nouvelle par l'intermédiaire de ma tante, eut une réaction somme toute digne de son caractère : elle y fut totalement indifférente, affirmant qu'elle n'avait que faire de mes problèmes et qu'elle n'avait plus de fille depuis un an déjà. Bien que nous soyons aujourd'hui en de bons termes, son attitude au sujet de mes TCA est toujours la même: elle évite le sujet lorsque je tente discrètement de le soulever, et préfère orienter la conversation vers le récit de ses propres déboires. Peut-être par pudeur. Peut-être aussi par insensibilité. Je suis pour l'instant incapable de trancher sur la question.

 

Publié par agathe

Dimanche 26 avril 2009 à 19:47

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La plupart des gens se font bien souvent une opinion erronée sur cette maladie, qui reste encore aujourd'hui sujette aux préjugés et aux approximations délétères. Dans l'inconscient collectif, qu'est-ce qu'une boulimique, sinon une vorace, une gloutonne, incapable de réfréner sa gourmandise ? La portée moralisante de ces termes nous prouve déjà que ceux qui les profèrent font fausse route, réduisant à la sphère de l'immoralité et de l'intempérance un comportement qui est en réalité une pathologie du Vide, du Manque et de la solitude s'engloutissant dans sa propre avidité d'affection. En effet, au fondement de la boulimie se trouve une abîme de désespoir et d'isolement, un sentiment d'absence d'identité et de rupture avec le monde extérieur, considéré à la fois comme indispensable et hostile. La faim physique n'est pas la question principale. Que le creux au fond de notre estomac soit ou non réel, il s'agit d'une faim allant bien au-delà du besoin physiologique: une soif de reconnaissance et d'amour non assouvie, que seul l'engloutissement compulsif de nourriture permet d'apaiser.

Cependant, ce paradoxe opposant dans un même mouvement quête d'amour et crainte d'autrui, désir de s'ouvrir au monde et peur de l'envahissement, se traduit aussitôt par un refus catégorique de la nourriture. Cette dernière est considérée comme ennemie d'un corps que l'on souhaiterait filiforme, sans graisse ...** signe de mon trouble, même l'écriture de ce mot me fait abjection **... en résumé, un corps parfait. De fait, la crainte de grossir, de voir son corps alourdi, déformé, transformé par les aliments est une des causes de ce cercle vicieux, nous faisant alterner plaisir et punition dans une spirale d'auto-destruction. De nombreuses pensées négatives gravitent autour de ce trouble : perfectionnisme, insatisfaction personnelle, solitude, vide existentiel … que j'aborderai au fil de mes articles, au gré de mes inspirations et de mes expériences … Car l'important pour l'instant n'est pas d'être exhaustive et de vous dresser l'inventaire des signes cliniques de ma pathologie, mais de vous faire entrevoir progressivement le labyrinthe d'un esprit que, moi-même, je ne parviens pas à cerner … En espérant que les mots sauront donner des contours à la brume dans laquelle j'ai l'impression de me trouver.


Publié par agathe

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